© 2018 - Céline Chevet

Bratva

M. D'Ombremont

 

Résumé :

Rayna est l'ombre du cartel Aslanov. Elle est celle qui exécute les traitres, les balances, celle qui répand la terreur chez leurs ennemis par ses ?uvres macabres. Pour elle, la mort est un art et les cadavres, une matière première indispensable. Rayna est un monstre, et elle le vit bien. Eleyna est la fille unique de Vassily Aslanov. Élevée dans un monde violent, ses valeurs morales sont viciées, mais pas autant qu'elle l'aimerait. Rayna la fascine et la dégoûte à la fois. Ou plutôt : elle l'obsède et a désespérément besoin d'elle. Le problème, c'est que la tueuse ne se laisse pas approcher facilement, et Eleyna va devoir employer les grands moyens pour parvenir à ses fins... Réservé à un public averti.

Intro :

Ce roman m'attirait à cause de son résumé et à la fois, j'étais un peu sceptique à cause du fait que l'histoire se déroule en Russie (je n'aime pas trop l'univers "russe" dans les films ou les romans car on y retrouve un peu toujours les mêmes codes et ça m'ennuie). De plus, il faut dire que je suis complètement hors de ma zone de confort avec un roman contemporain sans fantastique. Eh bien je dois vous dire qu'il vaut le voyage !

Note globale* : 8,2/10

*ce n’est pas la moyenne des notes ci-dessous, plus mon ressenti global

 

 

Les personnages :

Note : 9,8/10

On est sur du coup de cœur niveau personnages, clairement. Alors que pourtant, une fille comme Eleyna ne m'attire pas du tout ! C'est souvent le perso gnagnan-princesse-gâtée qui m'horripile, mais cette gamine possède une part sombre et désespérée, manipulatrice et innocente à la fois que j'ai trouvé très intéressante et surtout ! qui contraste parfaitement bien avec l'héroïne, Rayna. 

Parlons-en de l'héroïne... Rayna est un monstre. Elle ne possède pas les mêmes valeurs morales que le commun des mortels, mais elle n'est pas insensible et froide pour autant et c'est cette dualité entre le monstre et l'artiste paumée qui crée un personnage haut en couleur. Rayna n'a pas la même échelle de valeurs, c'est tout. Elle ne voit pas la vie et la mort par le prisme des gens normaux et elle est constamment à la recherche d'un esthétisme de vie au travers de "l'art de tuer". On suit l'histoire  d'un point de vue de ce personnage clairement dérangé et c'est très déstabilisant, mais j'avoue, je me suis attachée à elle.

L’histoire :

Note : 7,2/10

Ce livre raconte l'histoire de la vengeance du clan Aslanov dont Vassily est le parrain et Rayna le bras armé. En parallèle, on va assister à l'évolution de Rayna dans sa relation avec Eleyna, la fille de Vassily. Le scénario est simple, mais nous sommes dans un roman assez psychologique qui met surtout l'accent sur les relations, les dominations, l'emprise, les questions d'amour et de vengeance qui se posent dans un monde sombre et torturé. J'aurais aimé en voir plus, en apprendre plus, me glisser dans la peau d'autres personnages, avoir plus d'actions aussi, mais le roman est court et le rythme est bon. Il est justifié par le fait qu'on suit Rayna et seulement Rayna. Ce n'est pas plus mal et j'ai apprécié malgré ma faim.

 

L’écriture :

Note : 8/10

L'autrice a une plume incisive qui colle bien à l'histoire. Le roman se lit à toute vitesse ! Après je dois vraiment saluer la poésie, la simplicité et l'esthétisme avec lesquels elle décrit l'horreur et la mort. C'est très beau, dérangeant et fascinant. Elle m'a complètement embarquée !

Conclusion :

C'est un univers que l'on découvre rapidement, qui nous court entre les doigts et qui nous reste collé à la peau. J'ai vraiment accroché à ce livre que je ne regrette pas du tout d'avoir ouvert. Il m'a emmené plus loin que je ne l'aurais pensé. La fin est très satisfaisante et nous laisse un doute piquant sur la langue, j'ai trouvé cela très bien fait : l'autrice ne trahit pas son héroïne ! Je crois que je prendrais plaisir à découvrir des spin off s'ils existent un jour.

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